L’histoire du couvent Sainte-Geneviève

En 1662, Robert BARCLAY, administrateur d’un collège pour Écossais, construit l’immeuble pour accueillir ses étudiants.

En 1701, Jacques II, roi d’Angleterre meurt après avoir été chassé de son pays en raison de sa conversion au catholicisme. Son cerveau est déposé dans le mausolée situé dans la chapelle du collège. Un hommage est également rendu à sa famille et à d’autres Ecossais dans cette chapelle.

Pendant la Révolution, l’établissement est fermé. Il est utilisé comme prison sous la Terreur.
En 1806 le collège est restitué à l’Église d’Angleterre qui depuis le loue.

De 1815 à 1914, les locaux sont occupés par une institution d’enseignement. À partir de 1923, les Sœurs de Saint-Vincent de Paul ouvrent un orphelinat et un ouvroir.

En 1942, elles transforment l’établissement en école primaire: C’est la naissance de l’École Sainte-Geneviève.

En 1958, l’École est placée sous la tutelle des Dominicaines de Notre Dame du Très Saint Rosaire de Monteils, qui en assurent la direction jusqu’en 2006.

Aujourd’hui, l’école demeure sous la tutelle des Dominicaines qui participent activement à sa vie. La direction et l’enseignement sont confiés à une équipe de laïques.

La façade, la porte d’entrée, l’escalier avec rampe à balustre de chêne ainsi que la chapelle sont classés monuments historiques.

Signification des armoiries de l’école

armoiries

Au premier quartier (partie haute de l’insigne) ont été placées les armes des dominicains, d’argent chapé de sable, traduction figurative de l’habit blanc entouré de la cape noire, le vêtement des frères prêcheurs. Comme l’établissement est placé sous la tutelle de religieuses de cet ordre, il a semblé nécessaire de le rappeler dans l’emblème et en chef pour mieux en souligner l’importance.

Le livre ouvert est un symbole de l’enseignement qui rappelle à la fois l’une des vocations dominicaines et le fait qu’il s’agisse d’une école. Une phrase est reproduite sur les deux pages visibles : « Beati mundo corde, quoniam ipsi Deum videbunt». Il s’agit d’une citation tirée des Béatitudes (Matthieu 5, 8) : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ». Il faut y voir une allégorie de l’enfance (telle qu’elle est ressentie dans la tradition chrétienne) puisque nous sommes dans une école maternelle et primaire.

Cette Béatitude désigne également saint Étienne, premier martyr, dont la pureté le fait comparaître tel un ange devant le Sanhédrin, qui le condamne à mort par lapidation (Actes 7, 55-56). L’école est située sur le territoire de la paroisse Saint-Étienne-du-Mont, qui lui est dédiée.

Le deuxième quartier (partie gauche de l’insigne) commémore sainte Geneviève, patronne de l’école, à travers son abbaye : une fleur de lis surmontée d’une couronne.

Le troisième quartier (partie droite de l’insigne) rappelle que l’école occupe le collège des Écossais : on retrouve le lion du roi Guillaume (XIIe s).